COLLECTION WARDS

LA COLLECTION MINÉRALOGIQUE WARD’S

 

La collection minéralogique Ward’s a été léguée aux Naturalistes de la Laurentia par le Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune (MRNF) au début de l’été 2009. Les Naturalistes de la Laurentia, et par conséquent la Corporation d’astronomie de Val-Bélair, sont maintenant propriétaires d’un élément du patrimoine géologique québécois.

Au début des années 1970, le gouvernement du Québec a entrepris de construire le Complexe scientifique de Sainte-Foy pour y regrouper ses différents laboratoires. Le Centre de recherche minéral (CRM), procéda à l’acquisition d’une collection minéralogique pour répondre aux différents besoins de recherche du centre. Une collection de la compagnie Ward’s fut donc achetée pour servir, entre autre choses, à la calibration d’appareils de mesure très sophistiqués, même au regard de nos standards actuels.

Au cours des années 1990, les activités du CRM ont été redéfinies et certains services ont été abolis. La collection était devenue pratiquement inutile. Afin de la préserver, les autorités du CRM transférèrent sa propriété à la Direction de la Géoinformation du Ministère de l’Énergie et des Ressources, aujourd’hui devenue la Direction de l’information géologique du Québec (DIGQ) du Ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Depuis la Collection s’est retrouvée dans différents entrepôts et n’a jamais été mise en valeur ou utilisée à des fins pédagogiques ou de recherche.

La collection est composée de plusieurs dizaines d’échantillons de minéraux provenant des quatre coins du monde, regroupés dans trois cabinets de bois. Ces cabinets sont d’origine et font donc partie intégrante de la collection. Ainsi nous n’avons pu retracer aucun autre exemple d’une collection Ward’s aussi complète. Cepandant, quelques échantillons ont été retirés des cabinets au fil du temps. Il s’agit notamment de ceux contenants des métaux précieux comme l’or et l’argent. Si sa valeur monétaire est inestimable, sa valeur pédagogique l’est tout autant.

En acceptant ce legs, les Naturalistes de la Laurentia tout autant que la Corporation d’astronomie de Val-Bélair, ont l’obligation morale de le préserver et surtout, de le mettre en valeur. Diverses actions doivent être entreprises. Il faut dans un premier temps assurer le transfert de la collection dans un lieu sécuritaire et facilement accessible; ce qui est maintenant chose faite. Il est ensuite impérilleux d’en faire l’inventaire et de procéder au nettoyage des échantillons et à la restauration des cabinets. Il y aura lieu de la compléter en y juxtaposant une collection provenant de dons personnels des membres des Naturalistes de la Laurentia; cette activité est déjà en cours.

Le don de cette collection est un témoignage de confiance exprimé par les autorités du DIGQ envers les Naturalistes de la Laurentia et de la Corporation d’astronomie de Val-Bélair.