Le monde des galaxies fête son centenaire!

En 1924, l’astronome américain Edwin Powell Hubble établissait la distance de la « Grande Nébuleuse » d’Andromède, la situant clairement hors des limites de notre Voie lactée. Tout d’un coup, l’univers observable venait de s’agrandir d’au moins un million de fois.

GalaxieComment Hubble mesura-t-il la distance à la Galaxie d’Andromède? À partir de la reconnaissance et l’observation d’étoiles géantes variables de type Céphéide. Ces dernières ont une variabilité lumineuse caractéristique qui en font une chandelle-standard fiable, c’est-à-dire qu’on peut les repérer à grande distance et les comparer à des exemples proches et connus. Sans tambour ni trompette, Hubble mettait ainsi fin à un débat séculaire – celui entre les défenseurs de l’hypothèse locale des « nébuleuses », prétendant qu’elles étaient situées à l’intérieur d’une super Voie lactée, versus celle des tenants de la nature extragalactique de la majorité des « nébuleuses ».

Dans les décennies qui suivirent, une avalanche de découvertes et de propositions qui transforment totalement notre vision de l’univers. D’abord, la découverte de l’expansion de l’univers par le jeune cosmologiste belge Georges Lemaitre en 1927; puis en 1931, Lemaître proposait que tout ce qui existe serait né dans un noyau quantique extrêmement petit et chaud, il y a plusieurs milliards d’années. C’était l’hypothèse de « l’atome primitif », devenue aujourd’hui la théorie du « Big Bang ».

La conférence se terminera par quelques énigmes que posent les images obtenues à l’aide du Télescope spatial James Webb des galaxies les plus distantes.

Jean-René RoyJean-René Roy est astrophysicien. Il a travaillé dans plusieurs observatoires et instituts de recherche aux États-Unis, en Australie, au Canada, aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. Après avoir été professeur au Département de physique de l’Université Laval de 1977 à 2000, il a été à la direction de l’Observatoire international Gemini à Hawaii et au Chili de 2000 à 2009. Il a œuvré au Large Facilities Office de la National Science Foundation dans la gestion des grandes installations scientifiques des États-Unis de 2009 à 2011. En 2011-2012, il était en poste au Space Telescope Science Institute, à Baltimore, qui gère le fonctionnement des télescopes spatiaux Hubble et James Webb. Il a écrit plusieurs ouvrages sur la science, son histoire et son impact sur la société.